Après avoir écouté Laura, Maxime et Léo, athlètes habitués au confinement sur la piste 😉, écoutons Caroline adepte de la route, des chemins escarpés, des raidillons, des grands espaces. Adepte de liberté :

Jusqu’au jeudi 12 mars, je n’imaginais pas que ce virus entrainerait tant de cCaroline & Christophehamboulement dans ma vie. Je respectais les consignes de distanciation au travail et au club, pensant que cela suffirait. Mais non, il y a eu le report d’un gros projet au travail, puis la fermeture des écoles, à la grande joie de mes enfants. Ont suivi les piscines, les restaurants, et enfin le confinement généralisé. J’ai la chance de pouvoir continuer mon activité en télétravail, et de garder contact avec mes collègues. J’avais programmé quelques objectifs variés cette année : un triathlon des neiges le 22 mars, un triathlon M en mai, un swimrun long fin juin et un marathon en octobre. A ce jour le premier a été annulé, le second reporté, le troisième est en instance de décision et mon projet au travail reporté sur le week-end du marathon. L’incertitude et la peur de l’impact économique, doublés des privations de libertés qui accompagnent les mesures gouvernementales, sont psychologiquement déstabilisantes.

Il m’est, plus que jamais, nécessaire de conserver une activité sportive pour gérer mon quotidien, car d’habitude...

  • Stressée ? le petit footing me permet de décompresser,
  • Un peu énervée ? La séance de fractionné vient me défouler,
  • Un passage à vide ? La course objectif est là pour me motiver !

Il va falloir trouver des solutions pour remplacer tout ça !

Aujourd’hui, écoutons le quotidien de Léo, athlète polyvalent, qui a sauté 1m97 en hauteur la saison passée et qui ambitionnait une saison 2020 sur 4H.

4H = 400m haies : 10 haies, hautes de 91cm, réparties tous les 35m…

Après avoir pratiqué les épreuves combinées (Décathlon) pendant quatre années, cette saison je voulais me consacrer au 400m haies. La suspension des compétitions nationales jusqu’en août fait que je ne pourrai pas aller au bout de mon projet.

Si mes projets d’étude se concrétisent, je crains de ne pas avoir le temps nécessaire pour m’entrainer sérieusement les deux prochaines années et en conséquence ne pas avoir la possibilité de me comparer aux meilleurs en compétition.

Durant le confinement, nos professeurs n’avaient pas d’informations sur la suite de l’année scolaire. Ils ont continué à nous donner d’importantes

charges de travail quotidiennes. Pour y associer des séances d’athlétisme il m’a fallu conserver un vrai rythme (sciences le matin, autres matières l’après-midi, séances d’entraînement en fin d’après-midi).

Le confinement, bien que particulièrement long, me fait un peu penser aux moments creux de la saison. C’est l’occasion de reprendre les bases et de trouver de nouveaux exercices. Par exemple, avec Dario nous profitons du temps supplémentaire pour travailler (chacun de notre côté) le gainage ou pour nous étirer de manière plus assidue.

Il nous faut également faire preuve de créativité pour inventer de nouvelles séances ou adapter celles de Jean et Eric. Heureusement, le

400m haies nécessite moins de matériel que les épreuves combinés (pour lancer ou sauter dans de bonnes conditions il faut des engins et des infrastructures adaptées). Je dispose à la maison de quelques haies et d’une barre de musculation pour continuer à m'entraîner.

Malgré l'absence de réels objectifs, ce qui est assez déprimant, je mesure la chance de pouvoir m'entraîner sans être atteint par le Coronavirus. En attendant de retrouver la piste, prenez soin de vous et continuez le sport !

 

 

 

 

Léo sous la barre 1

 

 

 

 

 

 

 

Maxime Mollet, notre meilleur coureur de demi-fond, nous raconte sa vie d'athlète confiné.
Cet hiver, Maxime avait réussi un beau chrono sur 800m en salle (1'52"11) qui augurait d'une belle saison estivale.
Ecoutons le raconter son quotidien :
Maxime à gauche sur le podium à St Brieuc

Après mon podium aux championnats de France Nationaux en salle, je m’étais préparé pour les championnats de France de cross qui devaient se dérouler à Montauban, sur un parcours que nous connaissons bien.

Perspective très motivante pour les athlète Toulousains. Malheureusement, le Corona Virus a atteint nos terres d’Occitanie et la perspective de briller « à la maison » s’est évanouie.

Ce fut difficile pour notre mental, Mais à côté des malheurs que propage cette maladie, les exploits sportifs deviennent secondaires.

La préparation de ces championnats m’est, dans un premier temps, apparue comme inutile, mais avec un peu de recul je suis convaincu que le travail réalisé sera utile plus tard.

J’aurais pu me consoler avec de bonnes séances spé 800m sur piste afin de ne pas casser mon rythme et ma forme du moment et bien démarrer la saison estivale. Mais depuis le début du confinement je ne peux plus m’entrainer sur notre piste de Quéfets avec le groupe du demi-fond.
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Suite au bureau fédéral qui s’est tenu ce mardi 7 avril au matin, André Giraud présente les principales décisions qui ont été prises. Sur le plan du calendrier, les compétitions nationales sont suspendues jusqu’à fin juillet, avec l’objectif d’une saison athlétique courant d’août à fin octobre si les conditions sanitaires le permettent. Le président de la FFA fait également le point sur les mesures d’accompagnement des clubs et sur le plan de relance post-crise sanitaire, actuellement à l’étude.

Note du club : Il semble que les principaux championnats pourraient être décalés en août-septembre-octobre.
Comment les ligues et départements vont-ils pouvoir organiser un calendrier pour permettre aux athlètes de se préparer à ces championnats ?

Il est trop tôt pour le dire.

Au travers de ce clip védeo, les collégiens agenais allument une lueur d’espoir pour un sport meilleur.

 

 

Pendant la période de confinement, l’entraînement est devenu compliqué pour nos athlètes.
Laura Sauzedde*, perchiste au sein de notre club, infirmière à la ville, nous raconte son quotidien :

Laura Sauzedde InfirmièreLaura, en octobre dernier tu as subi une fracture de fatigue d’un métatarse. Es-tu rétablie ?

Ma blessure n’est pas totalement guérie. Étant donné mon activité professionnelle je suis essentiellement debout, et je n’ai pas pu me reposer suffisamment pour permettre une consolidation complète.

En tant qu’infirmière, comment se passent tes journées ?

Je passe mes journées à la clinique. Cela me permet de ne pas réellement ressentir le confinement.

Mais la prochaine semaine je vais le découvrir : On m’a mise en congés car il n’y a pas encore beaucoup de malades du Covid-19 dans ma clinique et on nous prépare à être en forme pour le rush qui approche. Comme tout le monde, Le stress est présent, à cause des informations entendues et également des mesures mises en place dans mon service médical pour affronter les prochaines semaines.

L’inconnu qui nous attend est perturbant, néanmoins, la qualité de mon entourage, à la fois professionnel et familial me permettent de dépasser cette inquiétude.

On ne sait pas si les compétitions d’athlétisme reprendront.Laura Sauzedde

Du fait de ma situation actuelle, je n’y pense pas vraiment. Je verrai au jour le jour. Des choses bien plus graves et importantes occupent mon esprit.

Durant cette période de confinement, j’utilise beaucoup ma terrasse pour faire du renforcement et surtout m’aérer l’esprit.

Il faut que tout le monde comprenne bien qu’en restant chez soi, le confinement durera moins longtemps. RESTEZ CHEZ VOUS !

Merci Laura

* En 2019 Laura a porté son record au saut à la perche à 3m82. Au début de la saison, elle avait clairement l’objectif de monter plus haut. Je ne peux m’empêcher d’imaginer qu’elle rêvait des 4m00. La route sera plus longue que prévue, mais les rêves sont là pour nous porter toujours plus loin, plus haut…