Le muscle consomme de l’oxygène pendant son effort. Plus l’intensité de l’effort augmente (plus on court vite), plus la consommation d’O2 augmente, jusqu’à un seuil. La vitesse peut encore augmenter, tandis que le volume d’O2 consommé non.

Le coureur a alors atteint son volume maximal d’oxygène (VO2max).   

Le VO2 se mesure en labo. Sur le terrain, la corrélation est faite avec la vitesse. La VMA (vitesse maximale aérobie) est la vitesse de course à laquelle l’athlète atteint ce seuil de consommation maximale d’oxygène.

 

Intérêt de connaître sa VMA

Quand le VO2 max est atteint (100% de VMA donc), l’effort fourni va produire des lactates (acide lactique) qui vont forcer l’athlète à ralentir voire s’arrêter. On ne peut pas courir longtemps à sa VMA (entre 4’ et 8’, 6’ en moyenne)

 

Bon à savoir : à la VMA, la Fréquence cardiaque maximale est atteinte.

 

La VMA  est un des indicateurs principaux de la performance en course à pied. Connaître sa VMA, c’est donc se donner toutes les chances de progresser en course à pied.

 

Comment progresser ? 

Afin d’augmenter les performances de l’athlète, on va donc chercher à augmenter ce seuil, à reculer le moment du « craquage ».

 

On va chercher à amener l’organisme à s’adapter en travaillant à des valeurs proches de la VMA (entre 95% et 105%)sur des exercices courts (car on ne tient pas longtemps à sa VMA) et répétés à on fractionne J.

 

La VMA étant une vitesse (une distance sur du temps) on peut donc savoir par exemple quelle distance il faut parcourir sur 30’’ à 105% de sa VMA, ou quel chrono il faut faire pour parcourir 400m à 100% de VMA…

 

Connaître sa VMA permet de s’entraîner sur des bases précises, ce qui est très important pour progresser au mieux.

 

La VMA est une valeur individuelle, à un instant « t ». Elle peut fluctuer en fonction de l’entrainement : elle diminue déjà après 15 jours d’arrêt (blessure ou coupure annuelle), tandis qu’on peut l’augmenter par une période d’entraînement spécifique VMA.

C’est la raison pour laquelle il faut répéter le test VMA dans la saison (2 à 3 tests/an), afin d’adapter, d’ajuster au mieux l’entraînement !

Voilà, vous savez à présent pourquoi vous allez faire ce test, et comment en utiliser le résultat par un plan adapté.